Solution

La platine, l'outil du quotidien

Une platine RFID est un pavé de lecture et d'écriture posé sur le bureau du bibliothécaire, relié au poste informatique en USB. Elle sert à encoder les étiquettes des nouveautés, à convertir les documents encore en code-barres, à activer ou désactiver l'antivol, et à assurer le prêt et le retour au comptoir pour les cas que le libre-service ne traite pas. C'est l'équipement le plus discret d'un projet RFID, et celui qui sert tous les jours.

Platine de lecture et d'encodage RFID posée à plat, vue de trois quarts
La platine d'encodage. Son heure de gloire n'est pas le comptoir mais la phase d'équipement des collections, où l'on en mobilise plusieurs en parallèle.

Ce qu'on fait avec une platine

  • Équiper les nouveautés. Chaque document qui entre dans la collection reçoit son étiquette, encodée avec son identifiant selon le modèle de données retenu.
  • Convertir le fonds existant. On lit le code-barres, on pose l'étiquette, on encode : le document bascule en RFID sans ressaisie.
  • Gérer l'antivol. Activation, désactivation, vérification de l'état de sécurité d'un document.
  • Assurer le comptoir. Prêt, retour et prolongation pour les usagers qui ont besoin d'un agent : inscriptions, litiges, documents particuliers.

Blindée ou non blindée : la question qui compte

C'est le seul vrai choix technique, et il se joue sur l'environnement du poste.

Une platine standard a une portée de lecture de l'ordre d'une quinzaine à une vingtaine de centimètres. C'est pratique (on pose une pile et tout est lu), mais cela veut aussi dire qu'elle lit ce qui passe à proximité. Si deux postes sont côte à côte, ou si un chariot stationne près du bureau, vous obtiendrez des lectures parasites. La distance de séparation recommandée entre deux platines standard est de l'ordre de 25 cm minimum, et davantage en pratique.

Une platine blindée confine le champ de lecture à la zone du pavé. Elle est indispensable dans trois cas : des postes rapprochés, un environnement métallique (mobilier, structure, chariots), ou un poste de banque de prêt où des documents non concernés circulent en permanence à proximité.

Dans le doute, prévoyez du blindé sur les postes de banque de prêt et du standard sur les postes d'équipement en arrière-boutique. C'est le compromis qui fonctionne dans la plupart des configurations.

La station mobile d'encodage

Pour une campagne d'équipement de collections, le poste fixe ne suffit pas : il faudrait apporter tous les documents au bureau. La solution est un chariot d'encodage (ordinateur portable, platine blindée, lecteur de code-barres, connexion réseau ou 4G) qu'on déplace le long des rayons.

Comme cet équipement ne sert que pendant la campagne, il se loue au mois. C'est l'option à privilégier : acheter une station pour trois mois d'usage est un mauvais calcul, sauf si vous équipez en continu un fonds qui s'accroît fortement.

Ordres de grandeur

Une platine avec son logiciel de poste professionnel se situe autour de 700 à 900 € HT par poste. La location d'une station mobile d'encodage se compte en quelques centaines d'euros par mois. Ce sont les postes les plus faciles à chiffrer d'un projet, et souvent ceux qu'on sous-dimensionne, en prévoyant trop peu de postes pour la campagne d'équipement.

Avant de comparer les équipements, chiffrez le gain.

Caractéristiques

Ce qu'il faut vérifier

PointCe qu'il faut regarder
Fréquence13,56 MHz (HF), conforme ISO 15693 et ISO 18000-3 mode 1
ConnexionUSB sur le poste, pilote compatible avec votre parc Windows
Interfaçage SIGBSIP2, NCIP ou pilote dédié selon l'éditeur
AntivolGestion par AFI (recommandée, conforme ISO 28560-2) ou par EAS
Lecture en lotPossible ; l'encodage d'identifiants reste en revanche document par document
BlindageObligatoire en environnement métallique ou à postes rapprochés
Carte lecteurLecture des cartes sans contact si vous gérez l'identification des usagers au poste
Questions fréquentes

Les questions qui reviennent toujours

Peut-on encoder plusieurs étiquettes à la fois ?

Non pour l'encodage des identifiants : chaque document doit être présenté individuellement, faute de quoi la platine ne saurait pas quel identifiant écrire sur quelle puce. La lecture en lot et les opérations d'activation ou de désactivation groupées de l'antivol sont en revanche possibles.

Quelle est la portée d'une platine ?

De l'ordre d'une quinzaine à une vingtaine de centimètres pour un modèle standard. C'est suffisant pour lire une petite pile, et c'est aussi ce qui impose une distance de séparation d'au moins 25 cm entre deux postes voisins, sous peine de lectures croisées.

Faut-il une platine blindée ?

Oui si les postes sont rapprochés, si le mobilier ou la structure comportent du métal, ou si des documents circulent en permanence près du poste. Sur un poste d'équipement isolé en arrière-boutique, une platine standard suffit généralement.

Combien de postes prévoir pour la campagne d'équipement ?

C'est le calcul le plus souvent sous-estimé. Le nombre de postes détermine directement la durée de la campagne, donc son coût en temps agent. Mieux vaut louer deux stations mobiles sur trois mois qu'une seule sur six.

La platine fonctionne-t-elle avec mon SIGB ?

Elle dialogue avec lui par SIP2, NCIP ou un pilote dédié selon l'éditeur. La compatibilité avec Koha, Decalog, Orphée NX, Syracuse, Nanook, PMB, Bokeh, Alma et Sierra est établie. Pour un SIGB plus confidentiel, la question se vérifie au cas par cas.

Prochaine étape

Combien de postes pour votre campagne ?

Volume du fonds à convertir, délai souhaité, nombre d'agents mobilisables : ces trois données déterminent le dimensionnement et le coût réel de l'équipement.

Ou appelez-nous, c'est souvent plus rapide : 04 73 26 95 16

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