Interfaçage

La RFID ne remplace pas votre SIGB, elle s'y branche

Un automate de prêt ne gère ni les notices, ni les lecteurs, ni les règles de circulation. À chaque transaction, il interroge votre système intégré de gestion de bibliothèque et applique sa réponse. Ce dialogue passe par trois voies possibles : SIP2, le protocole historique et de loin le plus répandu, NCIP, plus récent et plus riche, et les API REST quand votre éditeur en expose une.

L'architecture d'un système RFID de bibliothèque, de l'étiquette au catalogue Quatre niveaux superposés. En bas, l'étiquette RFID posée sur le document, à 13,56 MHz, conforme à ISO 15693 et ISO 18000-3 Mode 1, encodée selon ISO 28560 ou le profil français IDRABIB. Au-dessus, les cinq équipements qui la lisent : borne de prêt, automate de retour et ligne de tri, portique antivol, lecteur mobile de récolement et platine de banque de prêt. Au-dessus encore, la couche des protocoles, SIP2, NCIP ou API REST. Tout en haut, le SIGB, qui porte seul la transaction. Le portique antivol est le seul équipement à ne pas remonter vers le SIGB : il se contente de lire l'étiquette, ce qui le rend indépendant du réseau. Votre SIGB, seul détenteur de la transaction Koha, Decalog, Orphée NX, Syracuse, Nanook, PMB, Bokeh, Alma, Sierra SIP2, NCIP ou API REST le protocole ne transporte que la demande et la réponse, jamais la décision Borne de prêt emprunt et retour Automate de retour et ligne de tri Portique antivol aucun lien avec le SIGB Récolement mobile export puis import Platine de banque lecture et encodage L'étiquette RFID posée sur le document 13,56 MHz, ISO 15693 et ISO 18000-3 Mode 1, encodée selon ISO 28560 ou le profil français IDRABIB
Deux choses se lisent d'un coup sur ce schéma. D'abord, le SIGB porte seul la transaction : les équipements lui demandent l'autorisation, ils ne décident de rien, et c'est pourquoi une borne refuse un prêt plutôt que de l'enregistrer quand le réseau tombe. Ensuite, le portique antivol est le seul à ne pas lui parler, ce qui explique qu'il continue de protéger vos collections pendant la même panne. Le récolement, lui, n'est pas connecté en continu : il fonctionne par export puis réimport de listes, et c'est le point à faire valider par votre éditeur avant d'acheter.
Les trois voies

Lequel pour quel usage

ProtocoleNatureUsage principalMaturité en France
SIP2 Messages texte sur socket TCP Automates de prêt, boîtes de retour, trieurs, portiques Standard de fait, supporté par la quasi-totalité des SIGB
NCIP Messages XML sur HTTP, norme NISO Échanges de circulation, prêt entre bibliothèques Bien implanté en réseau et en PEB, plus rare sur les automates
API REST Interface web propre à l'éditeur Intégrations avancées, services sur mesure Variable, dépend entièrement de l'éditeur et de la version

En pratique, sur un projet de bibliothèque RFID, SIP2 fait 90 % du travail. NCIP intervient sur les problématiques de réseau et de navette. Les API REST servent aux besoins qui sortent du cadre de la circulation.

Votre éditeur annonce une compatibilité ? Voici comment la vérifier.

Les quatre questions à poser à votre éditeur

Posez-les par écrit, avant de rédiger votre cahier des charges. Les réponses conditionnent votre budget et votre calendrier, et elles surprennent parfois.

  1. Votre version expose-t-elle une interface SIP2, et dans quelle implémentation ? Précisez votre numéro de version. Une compatibilité annoncée sur la gamme ne dit rien de votre installation.
  2. L'activation entraîne-t-elle un coût de licence, ponctuel ou récurrent ? C'est la question qui fâche, et celle qu'on découvre le plus souvent trop tard. Certains éditeurs facturent par équipement connecté.
  3. Quelles opérations sont réellement supportées ? Le prêt et le retour sont universels. La prolongation, le paiement des pénalités, la gestion des réservations et la remontée d'informations enrichies le sont beaucoup moins.
  4. Comment les caractères accentués sont-ils encodés ? Question apparemment triviale, source classique de titres illisibles sur l'écran d'un automate français. Demandez le jeu de caractères, et faites-le écrire.

Si votre éditeur répond de façon vague, c'est en soi une information. Demandez une référence d'établissement utilisant la même combinaison de SIGB et d'équipements, et appelez-la.

Questions fréquentes

Les objections qu'on nous oppose

Faut-il changer de SIGB pour passer à la RFID ?

Non, dans l'immense majorité des cas. Les SIGB du marché exposent une interface SIP2 depuis longtemps. Le passage à la RFID est un projet d'équipement, pas un projet de réinformatisation. Si les deux se présentent en même temps, il est en revanche cohérent de les traiter ensemble.

Qui active l'interface, l'éditeur ou l'intégrateur ?

L'éditeur, de son côté, parce que l'interface fait partie de son produit. L'intégrateur paramètre ensuite les équipements pour dialoguer avec elle. Prévoyez ce point de coordination dans votre planning : c'est une dépendance à deux prestataires.

L'interface SIP2 est-elle payante ?

Cela dépend entièrement de l'éditeur et de votre contrat. Certains l'incluent, d'autres la facturent en une fois, d'autres encore par équipement connecté. Posez la question par écrit avant de bâtir votre budget.

Que se passe-t-il si le SIGB est indisponible ?

Les équipements de prêt refusent la transaction plutôt que de créer une incohérence dans les données. Les portiques antivol, eux, continuent de fonctionner : leur détection repose sur la puce du document, pas sur une interrogation du serveur.

Peut-on connecter des équipements de plusieurs fabricants au même SIGB ?

Oui. C'est même la situation la plus fréquente dans les établissements qui ont équipé par étapes. Chaque équipement ouvre sa propre session avec le SIGB. Vérifiez simplement que votre éditeur ne limite pas le nombre de connexions simultanées ou ne les facture pas à l'unité.

Prochaine étape

Parlons de votre établissement

Nombre de documents, transactions annuelles, SIGB en place, horizon du projet : quelques minutes suffisent pour savoir ce qui est pertinent chez vous, et ce qui ne l'est pas.

Ou appelez-nous, c'est souvent plus rapide : 04 73 26 95 16

Vous préférez d'abord vous documenter ? Voir les établissements équipés.

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